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CTR et CTOR des emails : formules et interprétation

5 min de lecture

Le taux de clic des emails et le taux de clics par ouverture répondent à des questions différentes. Un taux calculé sur les messages distribués rapporte les clics mesurés au nombre de destinataires servis ; le CTOR compare les cliqueurs aux ouvertures enregistrées. Le dénominateur compte, surtout lorsque la confidentialité ou une activité automatisée fausse les ouvertures. Notez la formule à côté de chaque chiffre avant de comparer deux campagnes ou de décider laquelle a le mieux fonctionné.

Notez la formule avec le résultat

Le taux de clic sur les messages distribués peut se calculer ainsi : nombre de cliqueurs uniques divisé par le nombre de messages distribués. Si une campagne illustrative distribue 1 000 emails et que 40 personnes cliquent, le taux est de 4 %. Comptez les personnes plutôt que le total des clics lorsque vous cherchez une mesure par destinataire unique.

Le taux de clics par ouverture divise le nombre de cliqueurs uniques par le nombre d’ouvertures enregistrées. Si la même campagne compte 400 ouvertures, le calcul donne 10 %. Ce chiffre décrit le rapport aux ouvertures mesurées, et non la proportion de toute l’audience distribuée ayant cliqué.

Voyez comment le dénominateur change l’interprétation

Prenons toujours 1 000 emails distribués et 40 cliqueurs uniques. Avec 400 ouvertures enregistrées, le taux de clics par ouverture est de 10 %. Si le système enregistre plutôt 800 ouvertures alors que les clics restent inchangés, le ratio tombe à 5 %. Le taux de clic rapporté aux messages distribués reste, lui, de 4 %. Le comportement de clic n’a pas changé ; le ratio, si.

C’est pourquoi le taux de clics par ouverture ne doit pas être présenté comme une mesure exacte du pouvoir de persuasion du corps du message auprès de toutes les personnes qui l’ont réellement lu. Son dénominateur repose sur des ouvertures mesurées, qui ne sont qu’un indicateur imparfait. Certaines personnes lisent l’email sans qu’une ouverture soit enregistrée, tandis que certaines activités mesurées ne correspondent pas à une lecture volontaire.

Distinguez également les cliqueurs uniques du nombre total de clics. Une même personne qui touche trois liens génère trois événements de clic, mais une seule personne unique selon une mesure par destinataire. Utilisez le total des activités si c’est la question posée et les personnes uniques si vous voulez mesurer la part de l’audience qui a interagi. Ne passez pas de l’une à l’autre sans renommer la mesure.

Interprétez les ouvertures enregistrées avec prudence

Les fonctions de confidentialité et le chargement automatique de contenus peuvent influencer la mesure des ouvertures. Les ratios fondés sur celles-ci sont donc moins fiables pour évaluer directement l’attention humaine. Une hausse du nombre d’ouvertures enregistrées ne signifie pas nécessairement que davantage de personnes ont lu l’email.

Examinez les définitions employées dans les rapports Sendvio et gardez-les cohérentes dans vos notes. Si vous exportez des données ou combinez des rapports, indiquez le dénominateur au lieu de copier un pourcentage dans un tableur sans en préciser le sens.

Combinez les résultats à partir des nombres, pas d’une moyenne de pourcentages

Imaginons une petite campagne qui distribue 100 messages et compte dix cliqueurs uniques, et une campagne plus vaste qui en distribue 1 000 avec 20 cliqueurs uniques. Leurs taux sont de 10 % et 2 %. Le taux combiné rapporté aux messages distribués est de 30 divisé par 1 100, soit environ 2,7 %, et non la moyenne simple de 6 %.

Ce calcul décrit les observations par destinataire pour ces envois. Si les mêmes personnes figurent dans les deux campagnes et que vous voulez compter les personnes uniques sur toute la période, il faut plutôt effectuer un calcul dédupliqué au niveau individuel. Précisez la question à laquelle le rapport doit répondre avant de combiner les résultats.

Reliez les clics à l’étape suivante

Un clic indique une interaction, mais ne prouve ni un achat ni la satisfaction d’un client. Examinez la destination, les actions réalisées, les désabonnements et les coûts à côté du taux de clic. Une activité inhabituelle due à des systèmes automatisés peut aussi nécessiter une interprétation prudente.

Comparez des audiences et des objectifs similaires. Un guide comportant plusieurs liens utiles et une promotion de produit précise ne susciteront pas naturellement les mêmes comportements. Utilisez cette mesure pour trouver une question à étudier, pas comme note universelle permettant de classer toutes les campagnes sans tenir compte de leur but.

Examinez les pages vers lesquelles les clics dirigent les clients. Un guide d’entretien peut réussir en aidant les lecteurs à trouver les consignes, tandis qu’une campagne produit peut viser des commandes adaptées après le clic. La vérification automatisée des liens et d’autres activités inhabituelles peuvent fausser les réactions apparentes : n’interprétez pas chaque événement comme un signe d’intérêt volontaire du client.

Conservez avec le pourcentage les nombres bruts, le dénominateur, la distinction entre clics uniques et totaux et la période mesurée. Ces quatre détails rendent le résultat interprétable. Utilisez la mesure pour trouver un obstacle et choisir un prochain test ; un ratio plus flatteur ne remplace pas la question pratique : le message a-t-il aidé le client concerné à accomplir une action utile ?